Nyon à pas comptés - La Côte 30.08.2010
Le Stade Nyonnais qui a de nouveau partagé l'enjeu à Kriens après le nul de Delémont, progresse lentement. Le Stade Nyonnais avance au classement, mais il avance lentement! Après avoir engrangé son premier point à Delémont il y a une semaine, la troupe de John Dragani a de nouveau partagé l'enjeu hier à Kriens. Les Nyonnais peuvent cependant émettre bien des regrets après les occasions manquées durant la première période. Ni la frappe de Morganella, ni celle de Ngindu ou de de la Loma ne faisaient mouche en première période. Quant à Malfleury il échouait dans son face à face avec Grassler, ce qui a eu le don d'irriter son entraîneur: on peut être fâché pour des erreurs défensives. Mais on doit l'être également, lorsque l'on a la possibilité de gagner au bout de sa chaussure, pestait le technicien de Colovray au Kleinfeld.
Et c'est bien connu: à force de ne pas marquer, on finit par encaisser. C'est malheureusement exactement ce qui s'est produit juste avant que les deux formations n'aillent prendre le thé. Suite à une perte de balle au milieu du terrain, Tchouga héritait d'un long ballon à l'orée des seize mètres nyonnais et profitait de l'attentisme des défenseurs pour ouvrir la marque. Malgré ce coup au moral, les Vaudois ne baissaient pas la tête. Ils se montraient au contraire toujours aussi conquérants. Suite à un débordement, Damien Germanier adressait un centre parfait à Levrand qui égalisait de la tête dans la toile, hors de portée de Grassler. C'est égalisation est amplement méritée pour mes mecs qui ont lutté et fait preuve de beaucoup de caractère. Cela fait deux fois après Delémont, qu'ils reviennent au score, approuvait John Dragani. Mais, une nouvelle fois, on ne peut que regretter de ne pas remporter la totalité de l'enjeu. Car comme à Delémont, c'est nous qui avons fait le jeu à hier Kriens.
Le Stade Nyonnais pourra désormais mettre à profit les deux semaines de pause dues aux matches internationaux, pour travailler dans la sérénité et continuer d'engranger d'autres points. SAMUEL SCHLAPBACH