C’est au Fishermen’s Pub, dans le quartier de Rive, à Nyon, que la rencontre a eu lieu. Conviée par le nouveau comité de la Confrérie du Stade Nyonnais, une cinquantaine de proches et fidèles du club s’est retrouvée mardi soir afin, pour les uns, de faire connaissance avec ledit comité, et pour ce dernier de présenter ses ambitions et attributions dans ce rôle qui est nouveau pour la plupart d’entre eux.

Autour de Jacques Grossen, son président et ancien joueur de la Première – absent mardi soir en raison d’un voyage professionnel – on ne trouve que des anciennes figures «jaune et noir»: Stefano Albertoni et Steve Ostermann, deux anciens joueurs de la fin des années 1990, Daniel Perroud, président du club de 2003 à 2009 devenu président d’honneur, et Nicola Tracchia, figure traditionnelle et bien connue dans les travées du club.

«Un club c’est un sentiment»

Cette soirée fut l’occasion de remercier les amis du club pour leur soutien durant les événements de l’été dernier, et également de les inciter à poursuivre leur aide. Car s’il est vrai qu’un club plein d’argent mais sans valeur ne mène à rien, il est tout aussi vrai qu’un club plein de bonne volonté mais démuni financièrement ne peut être efficace à long terme. Or c’est bien l’objectif du comité du club, et donc du comité de la Confrérie.

«C’est par la longévité qu’on prouve sa sincérité, a rappelé lors de son allocution Luis Pereira, membre du comité du Stade Nyonnais. Notre ambition pour ce club est de reconstruire un sentiment, une identité qui véhicule des valeurs qui ont trop souvent été négligées par le passé, comme la solidarité, la proximité, l’appartenance. Et nous avons besoin de vous pour construire ce futur!»

De la reconnaissance

Mais quelles sont les motivations du nouveau comité de la Confrérie? «Avec ses 110 ans d’histoire, ce club est une véritable institution, nous confie Daniel Perroud. Après en avoir été le président, je souhaitais participer à son sauvetage, sans pour autant m’investir autant que par le passé. Ce club m’a énormément apporté, et il me semblait naturel de me rallier à Steve (ndlr: Ostermann), mon ancien capitaine et pour ainsi dire ami, lorsqu’il m’a proposé de le faire».

Chez Steve Ostermann, le discours en est encore plus empreint de reconnaissance. Plus intense, plus profond. «Depuis les juniors B jusqu’à la Première, j’ai fait pratiquement toute ma carrière dans ce club, j’y ai connu tellement de choses! Des ascensions (ndlr: en Challenge League en 1998 et 2008), des relégations, des amis, comme Jacques (ndlr: Grossen), mon papa, Gus, y est encore très actif, donc voilà, quand on a le sang jaune et noir, c’est un modeste retour des choses que de fédérer, au travers de la Confrérie, notre soutien et les aides régionales».

Fondée en 1985

Quant aux soutiens concrets espérés par la Confrérie, il n’y va pas par quatre chemins. «La reprise du club étant actée, je n’avais plus de rôle à jouer, alors que j’avais encore envie d’aider. L’idée nous est venue avec Jacques de créer un club de soutien, qui aurait un but essentiellement financier. Et en parlant avec le comité du club, on nous a simplement mentionné l’existence de la Confrérie. Elle a été fondée en 1985 par Marcel Maillard, précisément dans un but de soutien financier (ndlr: depuis 1994, elle est chaque saison le plus généreux donateur). Il se trouve qu’il ne s’y passait plus grand-chose depuis quelques temps, notamment en raison de l’incertitude liée au comité précédent, et nous y avons vu l’opportunité de nous y regrouper, afin de poursuivre le soutien que nous souhaitons encore offrir au club, et permettre, par des carnets d’adresse généreux et une convivialité retrouvée, de ramener un peu les partenaires et les amis du Stade à Colovray!»

GILBERT LEREMOIS