Samedi soir, dans le match aller des finales de promotion de 2e ligue, le Stade Nyonnais II, malheureux et pénalisé par l’arbitrage, a concédé une amère défaite face à un FC Renens royalement payé (1-2).

Par Gabet Chapuisat – La Côte

Samedi, sur ses terres, la deuxième garniture nyonnaise, malgré 45 minutes de qualité, se retrouve, au final, en ballottage défavorable (1-2). Renens, peu convaincant dans ce succès flatteur, n’est pas encore assuré de retrouver l’étage supérieur.

La rencontre, cadenassée dans son entame par l’importance de l’enjeu, a mis vingt bonnes minutes pour enfin décoller. Les «jaune et noir», trop respectueux, ont eu le tort de renier leur philosophie habituelle, en abusant de longs ballons improductifs. Renens, quant à lui, était à des années-lumière de l’épouvantail annoncé et surtout attendu.

Les visiteurs allaient passer la vitesse supérieure, pour se créer plusieurs réelles opportunités. Jankovic, l’ex-Morgien, se montrait particulièrement maladroit à la conclusion. A la 27e, il perdait son duel avec le portier Moinon. Dans l’enchaînement, et en position idéale, il croisait trop sa frappe (30e) avant de butter une nouvelle fois sur le dernier rempart nyonnais (32e).

Mes gamins ont prouvé qu’ils possédaient le potentiel pour renverser la vapeur.

Yannick Tachet entraîneur du Stade Nyonnais II

Les hôtes, dans une phase compliquée, se retrouvaient alors victimes d’une décision arbitrale aberrante. L’homme en noir, à la surprise générale, dictait un penalty pour une faute de main inexistante de Maric. Jankovic se montrait habile pour ouvrir le score (33e). Ce coup du sort sonnait l’heure de la révolte nyonnaise. Mais le poison Smajli ratait son affaire face à l’excellent Guarino (37e).

Injustice, acte II

Au retour des vestiaires, Nyon II, dans un nouveau dispositif tactique, lâchait le frein à main mais prenait très vite un nouveau coup de massue. L’arbitre se trompait encore lourdement en sanctionnant une main involontaire d’Olaniyi. Jankovic ne tremblait pas (51e).

Face à cette injustice, les joueurs locaux, nullement abattus, jouaient leur va-tout avec un certain panache. Smajli, le meilleur des siens, faisait parler sa vitesse et son talent pour rapidement réduire la marque (53e). A part une belle frappe du remuant Luwawa (60e), la fin des débats se résumait au seul monologue nyonnais. Les occasions ne manquaient pas, notamment lorsque Golay, de la tête, obligeait Guarino à effectuer un petit miracle (62e).

Renens résiste

Ce dernier se montrait encore décisif, face à l’inarrêtable Smajli. Dans une défense paniquée, Schmidli, seul, ratait la cible (73e). En infériorité numérique pour le dernier quart d’heure, Renens, malmené et étouffé, pliait mais ne rompait pas pour fêter un heureux succès.

Yannick Tachet était déçu, mais aussi rassuré avant le match retour: «Cette défaite imméritée fait très mal. Tout n’est pas encore perdu. Mes gamins ont prouvé qu’ils possédaient le potentiel pour renverser la vapeur. On ne va rien lâcher.»

De son côté, Edin Becirovic, le coach des visiteurs, se montrait satisfait de l’issue de ce match aller: «On a chanceusement pris une option, mais l’affaire est loin d’être réglée. Il nous faudra absolument élever notre niveau, pour faire plier ce Nyon II, épatant et surprenant.»

Stade Nyonnais II – Renens 1-2 (0-1)
Buts: 33e Jankovic (penalty) 0-1, 51e Jankovic (penalty) 0-2, 53e Smajli 1-2.
Stade Nyonnais II: Moinon; Londono, Maric, Olaniyi, Golay; J.Tachet (92e Azizkhodjaev), Ngounou (57e Watt), Wiedermeier; Selimi (57e Renault), Smajli (90e Mollo), Schmidli (76e Ramadani). Entraîneur: Yannick Tachet.
Renens: Guarino; Cermelj, Kukeski, Vargas, Hasani (58e Rego); Mayila, Mujcinovic, Montano (78e Mustafa); Shaqiri (84e Makonda), Jankovic, Luwawa.Entraîneur: Edin Becirovic.
Notes: centre sportif de Colovray, 350 spectateurs. Arbitres: Brunner, Parisi, Burnand. Expulsion: Mujcinovic (77e 2e avertissement).