Mercredi à 19h30, le Stade Nyonnais a le privilège et le redoutable honneur de recevoir Young Boys pour le compte des 8es de finale de la Coupe de Suisse.

par Dominique Montangero – La Côte

Après s’être défait de GC (3-1), autre pensionnaire de Super League, au tour précédent, le Stade Nyonnais a tiré le gros lot: défier les Young Boys de Berne, ce qui se fait de mieux en Suisse. Champion la saison dernière, YB a brisé la suprématie bâloise – huit titres consécutifs -, reléguant les Rhénans à quinze points. Finaliste de la coupe – défaite 2-1 face à Zurich -, les joueurs de la capitale fédérale confirment leur domination et survolent, actuellement, le championnat de Super League. Après douze journées, il comptent onze points d’avance sur le deuxième… Bâle.

Corolaire de ces résultats, les Bernois disputent la phase de groupe de la Ligue des Champions. Derniers d’un groupe dans lequel figurent Manchester United, la Juventus et Valence, ils sont parvenus, mardi dernier, dans leur Stade de Suisse, à obtenir leur premier point face à Valence (1-1). En apprentissage, YB rêve, à la veille des matches retour, de décrocher le troisième rang, synonyme de passage automatique en Europa League.

APPEL AU DOUZIÈME HOMME

C’est un monstre qui s’avance, donc, à Colovray. «Rencontrer YB est un privilège que les joueurs ont mérité car ils ont fait ce qu’il fallait face à Soleure et GC, lâche John Dragani, le coach du Stade Nyonnais. Ce match doit être une bouffée d’oxygène et il faudra le jouer à fond pour ne pas avoir de regrets.»

Le coeur de l’équipe s’est remis à battre, samedi dernier, à Zurich JOHN DRAGANI ENTRAÎNEUR DU STADE NYONNAIS Pour les Nyonnais qui traversent une interminable période de disette – quatre points récoltés lors des sept derniers matches -, défier YB n’aura rien d’une sinécure. «On ne parle pas du même monde. Ce sera un peu David contre Goliath, image le technicien de Colovray. On est dans le dur et on traverse une période difficile mais le cœur de l’équipe s’est remis à battre, samedi dernier, à Zurich. On connaît principalement les points forts d’YB et on va essayer de mettre quelque chose en place. Il s’agira d’élever notre niveau, croire en ce que l’on fait pour rester le plus longtemps possible dans le match. Il sera inutile de motiver le groupe.»

Cependant, pour apporter une motivation supplémentaire, le coach de Colovray compte sur l’appui du douzième homme et lance un appel. «J’espère que tous les amoureux du foot de la région vont se déplacer pour nous soutenir et voir le grand YB. Les joueurs travaillent bien, ne trichent pas et il ne faut pas nous appuyer sur la tête mais nous soutenir.»

YB MIRACULÉ EN COUPE

Pour YB, pas question de prendre ce match à Nyon, intermède avant de se rendre à Old Trafford pour défier Manchester United, à la légère. «Toutes les compétitions sont importantes et on a un contingent qui permet de jouer sur les trois tableaux, explique Matteo Vanetta, entraîneur-assistant d’YB. L’équipe est préparée pour cela, aussi bien au niveau mental que physique. Nyon traverse une phase compliquée mais c’est une équipe qui a été construite pour monter. On a des infos. On connaît leurs points forts, leurs points faibles. On prépare ce match de façon sérieuse pour mettre tous les atouts de notre côté car une rencontre de coupe a toujours quelque chose de particulier.»

Matteo Vanetta fait, sans doute, référence au parcours en coupe un brin chaotique des Bernois. En 32es, face à Bienne (1re ligue), ils ont égalisé dans les arrêts de jeu avant d’inscrire le but victorieux à l’ultime minute des prolongations. En 16es, face à Schaffhouse (Challenge League), YB a été rejoint lors des arrêts de jeu et s’est imposé grâce à un but inscrit dans le temps additionnel des prolongations. Deux épisodes qui devraient donner des idées aux «jaune et noir» qui, rappelons-le (lire notre édition du 12 octobre) partagent les mêmes couleurs que l’adversaire du soir.

GROS DISPOSITIFS DÉPLOYÉS À COLOVRAY

«Le budget pour ce match est d’environ 35 000 francs. Pour respecter le cahier des charges édicté par l’Association suisse de football, plus de la moitié est consacrée à la sécurité, précise Régis Bovy, secrétaire général du Stade Nyonnais. Arrivés par un train spécial, environ trois cent Bernois seront encadrés par la gendarmerie pour se rendre de la gare au Stade.» A Colovray, les Bernois disposeront de leur entrée, leur buvette et leurs WC. Une vingtaine de médias – la RTS déploiera de gros moyens – sont annoncés. «Il faudrait 1300 spectateurs payants pour rentrer dans nos frais», révèle encore le secrétaire général du Stade.

INFOS PRATIQUES

Stade Nyonnais – Young Boys, 8e de finale de la Coupe de Suisse Mercredi 31 octobre à Colovray (19h30)

Information billetterie