Ce week-end, Genolier-Begnins et Stade Nyonnais II, tous deux défaits à l’aller, tenteront d’inverser la tendance à l’occasion des matches retour. Les capitaines font le point avant ces rendez-vous décisifs.

Par Dominique Montangero – La Côte

Genolier-Begnins, en échec à Pully (2-0) et Stade Nyonnais II, battu à domicile par Renens (1-2) sont en ballottage défavorable. Mais, les «canari», en panne offensive, et les «jaune et noir», qui se disent floués par des décisions arbitrales, n’ont pas dit leur dernier mot. Tout reste ouvert, à la veille des matches retour et aucun des quatre prétendants n’a définitivement validé son ticket d’ascension en 2e ligue inter.

Samedi à Renens (18h30), animés d’un esprit de revanche et pleins d’insouciance, les jeunes protégés de Yannick Tachet peuvent renverser la tendance. Dimanche (15h), sur leur pelouse fétiche des Gravières, les «canari» de Virgile Joly, maladroits et muets à Pully, tenteront, avec à leur tête l’artificier Julien Jemmely, de faire parler la poudre. Deux beaux duels, indécis et passionnants, qui devraient déplacer la foule des grands jours pour clôturer cette palpitante saison de 2e ligue.

STADE NYONNAIS II: «RIEN N’EST TERMINÉ»

Oliver Maric: «Je pense que l’arbitre a trop regardé la télévision, glisse l’expérimenté (ndlr: plus de 300 matches de Super League et de Challenge League) capitaine de la «deux» du Stade. Je ne me rappelle pas avoir vu un arbitre siffler deux penalties qui n’existent pas au cours du même match. Il a gâché toute la rencontre par ses deux décisions. Ça m’a fait mal pour les jeunes. Tout le monde était déçu mais a vite réagi car rien n’est terminé. On sait que l’on est capables de marquer contre n’importe quel adversaire et que l’on peut les battre. Renens ne peut pas se permettre de gérer et cette équipe a plus de pression que nous car elle était annoncée comme favorite. Sur notre pelouse, Renens a fêté la victoire et pris de photos comme s’il était déjà promu et c’est pour nous une motivation supplémentaire. On va aller à Renens avec du respect mais on sait qu’ils sont prenables. Tout le groupe est hypermotivé.»

GENOLIER-BEGNINS: «ON N’A PAS PRIS UN COUP AU MORAL»

Manu Ribeiro: «On peut s’en vouloir, lâche le capitaine qui disputera son 250e match sous le maillot de GB. On a présenté du jeu mais il a manqué les buts. Ne pas trouver le chemin des filets ne nous est arrivé que deux fois durant la saison. L’équipe a été frustrée mais n’a pas pris un coup au moral. Elle est déterminée. Sur notre pelouse où l’on connaît tous les trous et toutes les bosses, il conviendra de marquer le plus rapidement possible pour chasser le petit doute laissé par la défaite à Pully. Là sera la clé du match. On est des compétiteurs et on y croit tous à 100%. On se réjouit de revoir trembler les cornes de «Wapigoal» (ndlr: Julien Jemmely, meilleur buteur du championnat avec 35 buts, muet face à Pully). Remonter un handicap de deux buts n’a rien d’insurmontable. Pour cela, il faudra garder la rage et avoir la réussite qui nous a fuis lors du match aller. On compte sur l’appui du public qui doit être notre 12e homme.»

RENENS: «UN AVANTAGE D’UN BUT EST DIFFICILE À GÉRER»

Dadie Mayila: «J’ai été surpris de lire que l’on a été favorisé lors du match aller. Les deux penalties accordés par l’arbitre étaient logiques, mentionne le capitaine de Renens, héros malheureux des finales perdues l’an dernier face à Saint-Prex. Cet échec est encore dans les esprits et on va l’utiliser pour se renforcer et ne pas répéter les mêmes erreurs. Un avantage d’un but est difficile à gérer. Les Nyonnais qui peuvent marquer à tout moment vont jeter toutes leurs forces dans la bataille et ne lâcheront pas l’affaire car ils n’ont plus rien à perdre. Il ne faudra pas les laisser entrer dans le match en les pressant dès les premières minutes. Notre mission est de monter et on a la pression. Un deuxième échec serait douloureux mais on va puiser dans nos entrailles pour passer. La confiance est là mais ce ne sera pas un match facile. Je sens que ça va passer.»

PULLY: «LE PREMIER BUT SERA CAPITAL»

Yannick Favre: «On est conscients que l’on a été vernis, dimanche dernier, et on aurait signé pour ce score de 2-0. On a eu un maximum de réussite et GB a manqué trois ou quatre énormes opportunités, reconnaît le capitaine pulliéran qui dispute ses quatrièmes finales. Il ne faut pas croire que c’est dans la poche car GB peut marquer à tout moment et ne peut pas rater deux fois de suite autant d’occasions. Le premier but sera capital. Notre adversaire voudra marquer rapidement et, pour nous, l’important sera de ne pas encaisser un but dans les premières minutes. Ce sera là la clé du match mais on ne va pas se déplacer à Genolier pour faire 0-0. Et si on marque un but, cela leur rendra la tâche très compliquée. Je sais que c’est toujours difficile sur leur terrain et, ils auront, en plus l’appui d’un nombreux public. Les conditions devraient être meilleures que lors du match aller et cela sera une belle fête.»