Samedi, dans des conditions de jeu difficiles, la deuxième équipe des «jaune et noir», sans démériter, a dû baisser pavillon chez un FC Renens supérieur, qui n’a pas volé sa promotion.

par Gregory Cassaz – La Côte

Sur le terrain de Renens gorgé d’eau et à la limite du praticable, les jeunes Nyonnais ont finalement échoué samedi dans leurs rêves de retourner une situation compromise par le verdict du match aller. Dame météo et ses caprices n’ont pas facilité la tâche de la «deux» du Stade, plus empruntée qu’à l’ordinaire pour mettre en place sa philosophie de jeu.

D’entrée, Renault ne profitait pas d’une supériorité numérique en optant pour le mauvais choix (8e). Les Renanais, forts de leur avantage acquis laborieusement au match aller remporté 2-1 à Colovray, ont surtout géré la situation en faisant parler leur expérience. Ils pouvaient, avec réalisme, s’envoler grâce à une énorme bourde lourde de conséquences d’Olaniyi. Ce dernier, sur un long ballon, ratait son affaire. Jankovic, le renard, était à l’affût pour ouvrir le score (28e).

Après cette mésaventure, les «jaune et noir» allaient reprendre quelques couleurs, pour sérieusement inquiéter l’impeccable portier Guarino (35e, 44e).

Dix minutes folles

Dès le retour des vestiaires et sous le bienvenu soleil, les protagonistes allaient nous offrir une 2e mi-temps riche en rebondissements. Renens frappait un grand coup sur une action de contre lumineuse. Jankovic se montrait royal à la conclusion (48e). Alors que l’affaire semblait définitivement pliée, les visiteurs se donnaient le droit de croire à l’impossible lorsque Renault surprenait Guarino sur coup franc (57e).

Le match connut alors dix minutes de folie. Cando, seul (63e), et Jankovic (64e) rataient les opportunités de clore les débats. Dans l’enchaînement, Cando, en position idéale, perdait son duel face à Moinon pour chanceusement conclure de la tête (66e). Nyon II, qui a eu le mérite de ne jamais abdiquer, prenait tous les risques face à un Renens supérieur et serein. A la 82e, Renault, à nouveau sur coup franc, remettait du piment en mystifiant un gardien coupable et peu à son affaire. Le même Renault donnait encore des frissons au public local, lorsqu’il dribblait le gardien, avant de trébucher à deux mètres du goal vide.

Ce fut la dernière alerte pour Renens qui pouvait, dans la liesse, fêter une promotion qui a été difficile à décrocher, par la faute d’un Nyon II qui a chèrement vendu sa peau. Yannick Tachet se montrait particulièrement déçu: «On peut avoir de légitimes regrets. Renens a été tout simplement meilleur, dans les moments décisifs».

RENENS – STADE NYONNAIS II 3-2 (1-0)
Buts
: 28e Jankovic 1-0, 48e Jankovic 2-0, 57e Renault 2-1, 66e Cando 3-1, 82 Renault 3-2.
Renens: Guarino; Cermelj, Kukeski, Rego, Hasani; Makonda (56e Cando), Mayila, Montano; Shaqiri (72e Marques), Jankovic, Luwawa. Entraîneur: Edin Becirovc.
Stade Nyonnais II: Moinon; Londono, Maric, Olaniyi, Watt (70e Azizkhodjaev); Golay, Wiedmeier (70e Morin), Smajli, Selemi (36e Ngounou), Schmidli (67e De Almeida); Renault. Entraîneur: Yannick Tachet.
Notes: terrain du Censuy, Renens, 550 spectateurs. Arbitres: Matni, Soares, Boudarga.