Coupe de Suisse: 16es de finale À l’issue d’un 16es de finale de Coupe de Suisse parfaitement maîtrisé, le Stade Nyonnais boute GC, pensionnaire de Super League, hors de la compétition (3-1).

par Dominique Montangero

«C’est un moment historique. On a fait un match magnifique et il faut dire un grand bravo aux joueurs et au staff qui ont écrit une belle page de l’histoire du Stade Nyonnais», lâchait, aux anges, Gaby Guillot, à l’issue de la victoire des «jaune et noir» face à Grasshopper. Le président d’honneur a raison tant cette qualification pour les 8es de finale est méritée après deux échecs, en 1999 et 2013 face à ces mêmes Zurichois.

Tout avait démarré de la meilleure des manières pour les hôtes qui ouvraient le score dès la 4e minute. Servi par Delley, le «serial buteur», Chentouf, de la tête, trompait Matic. Pas le temps de savourer que les Sauterelles égalisaient par Djuricin (7e). «On a marqué très tôt et, malgré l’égalisation survenue rapidement, on a mis le doute dans les esprits de notre adversaire qui traverse une passe compliquée», relevait John Dragani, le coach du Stade.

«On est montés en puissance»

Entre deux équipes qui avaient choisi de jouer, de prendre soin du ballon sans jamais faire n’importe quoi, le spectacle a été au rendez-vous. Après avoir remis les pendules à l’heure, GC a pris l’ascendant, monopolisant le ballon et obligeant les Nyonnais à défendre avec application.

«On a fait le dos rond et laissé passer l’orage. On a tenu le choc puis c’est nous qui avons eu deux grosses occasions avant la pause», glissait Fabrizio Zambrella le capitaine du Stade. A la 25e, Rhyner intervenait in extremis devant Chentouf. Le portier zurichois faisait encore des merveilles sur le coup franc de Di Gregorio (27e) avant de voir Delley, dans un angle fermé, manquer le cadre.

On a gagné en jouant bien au foot

Varujan Symonov Manager général du Stade

«À la mi-temps, je me suis dit que l’on avait gâché trop d’occasions mais, malgré tout, ce score de 1-1 était un bon résultat. Après la pause, on est monté en puissance», analysait Vartan Sirmakes, l’heureux président du Stade Nyonnais.

«On y croyait»

Alors que l’on attendait une réaction zurichoise, ce sont, en effet, les «jaune et noir» qui allaient largement dominer la seconde période. Récupérant un ballon suite à un contre un brin chanceux, Fargues filait au but et remportait son face-à-face avec Matic (67e). Colovray exultait et commençait à entrevoir une possible qualification. «J’ai eu un peu de chance, glissait le second buteur du jour. Je voulais enrouler ma frappe dans le petit filet mais cela s’est transformé en un tir en force. Ce but est arrivé au bon moment et ensuite on a été très solides.»

Oui, mais, après ce but, les Nyonnais ne se sont pas contentés de défendre. Malgré une vaine poussée des Zurichois, ils auraient pu, à deux reprises aggraver le score. Matic intervenait dans les pieds de Mobulu (71e) et Delley, servi par Chentouf, manquait la balle de break (78e). La délivrance intervint sur le gong lorsque Mobulu transformait le penalty accordé pour une faute sur Delley (90e).

Ainsi, la troisième tentative aura été la bonne. Battus une fois aux tirs au but et une seconde fois dans les ultimes minutes des prolongations, les Nyonnais boutent, cette fois, le prestigieux GC hors de la coupe. Une sensation qui, au vu du déroulement de la partie, ne doit rien au hasard.

«On avait bien analysé les forces et les faiblesses de GC et on y croyait. On espérait une qualification et je suis très heureux, se réjouissait Varujan Symonov, le manager général du Stade. On a dominé la deuxième mi-temps et on a gagné en jouant bien au foot.»

STADE NYONNAIS – GRASSHOPPER: 3-1 (1-1)

Buts: 4e Chentouf 1-0, 8e Djuricin 1-1, 67e Fargues 2-1, 90e Mobulu (penalty) 3-1.

Stade Nyonnais: Barroca; Di Gregorio, Hebib, Guzel, Titié; Delley, Stevanovic (88e Bega), Zambrella, Mobulu; Fargues (90e Hiraç); Chentouf.
Entraîneur: John Dragani

Grasshopper: Matic; Lavanchy, Zesiger, Rhyner, Doumbia; Kamber (46e Bajrami); Pinga, Pusic (69e Ngoy), Holzhauser (76e Taipi) Bahoui; Djuricin
Entraîneur: Torsten Fink.

Notes: Colovray, 1450 spectateurs. Arbitres: Fähndrich, Zeder, Lengacher. Avertissements: Hebib, Pinga, Holzhauser. Stade Nyonnais privé de Tall et Guyon (blessés).