Mercredi, sur sa pelouse de Colovray, le Stade Nyonnais s’est incliné (0-2) dans le derby vaudois face à Yverdon. Non sans avoir fait douter le grandissime favori de Promotion League.

par Dominique Montangero – La Côte

Mercredi, il n’aura fallu que cinq petites minutes pour s’apercevoir qu’Yverdon, grandissime favori de Promotion League, n’était pas venu à Colovray pour faire de la figuration. Le temps pour Peyretti d’ajuster la lucarne de Thürkauf, auteur d’un petit miracle pour détourner la frappe de l’attaquant yverdonnois. Dans l’enchaînement, Bega se faisait piquer le ballon par Fargues qui lançait Mobulu dont le tir ne trouvait que le petit filet du but nyonnais (8e). «On s’est contenté de regarder le logo qu’il y avait sur le maillot, imageait Ricardo Dionisio, le coach du Stade Nyonnais. On les a trop respectés.»

Passé ce moment de flottement, les hôtes revenaient dans la partie et se créaient une énorme occasion. Vieira mystifiait Sejmenovic et voyait sa frappe heurter le poteau, rebondir sur le portier Martin et longer la ligne du but (14e). Toujours dans ce temps fort, Qarri et Gazzetta semaient le trouble sur le flanc droit (25e) avant que le tir d’Escorza ne manque le cadre d’un rien (28e).

Erreur fatale et occassions galvaudées

A la peine, Yverdon allait profiter d’une erreur de marquage pour ouvrir le score. Oublié dans la défense des «jaune et noir», Sejmenovic profitait du coup franc excentré de Zeneli pour crucifier Thürkauf (34e).

La seconde période débutait mal pour les pensionnaires de Colovray, qui offraient le second but à des Nord vaudois tout heureux de l’aubaine. Thürkauf, impeccable jusque-là, manquait une relance qui faisait le bonheur de Zeneli. L’auteur du premier but, avec infiniment de lucidité, servait Ciarrocchi qui marquait dans la cage vide (46e). «Je ne peux pas blâmer mon gardien et je prends son erreur à mon compte, expliquait le coach du Stade. C’est moi qui lui demande de relancer ainsi depuis derrière et cela comporte parfois des risques.»

J’ai dit aux joueurs que personne ne devait quitter le vestiaire la tête basse.

Ricardo Dionisio Entraîneur du Stade Nyonnais

Fort de ce double avantage, Yverdon reculait, laissait l’initiative du jeu aux Nyonnais qui se créaient de multiples opportunités de revenir au score. Escorza manquait le cadre d’un cheveu (50e), la frappe de Bega était miraculeusement déviée en corner (70e) et surtout, le portier Martin remportait deux duels face à Qarri (75e) et Nsiala (82e). Le Stade a payé au prix fort son manque de réalisme mais peut se targuer d’avoir fait douter Yverdon et d’avoir bousculé un favori un brin suffisant.

Des motifs de satisfaction

«On est déçu car le second but est arrivé trop rapidement, lâchait Daniel Titié, le capitaine nyonnais. Malgré cela, à 0-2, on a eu les occasions et on les a fait douter.» Toujours d’une grande lucidité au moment de l’analyse, Ricardo Dionisio glissait: «J’ai dit aux joueurs que personne ne devait quitter le vestiaire la tête basse. Malgré la défaite, je suis content de l’identité de l’équipe. On a perdu trois points et on ira à Köniz (ndlr: samedi à 16h) pour chercher la victoire.»

STADE NYONNAIS – YVERDON 0-2 (0-1)  
Buts: 34e Sejmenovic 0-1, 46e Ciarrocchi 0-2.
Stade Nyonnais: Thürkauf; Gazzetta (83e Londono), Kadima, Baron, Titié; Qarri, Guyon, Bega (73e Pédat), Hysenaj (67e Rugovaj); Escorza, Vieira (55e Nsiala).
Entraîneur: Ricardo Dionisio.
Yverdon: Martin; Nioby, Sejmenovic, Le Neün, Djacko; Zeneli (73e Ninte), Kabacalman; Peyretti (88e Aravidis), Fargues, Mobulu (83e Morelli); Ciarrocchi.
Entraîneur: Anthony Braizat.
Notes: Colovray, 430 spectateurs. Arbitres: Staubli, Aubry, Held. Avertissements: Gazetta, Kadima, Titié, Djacko, Ninte. Stade Nyonnais privé de: Stevanovic, Omeragic (blessés).