par Dominique Montangero – La Côte

Samedi (15h), le Stade Nyonnais entame le second tour du championnat par la réception de Köniz. Le début d’une folle course-poursuite dans la lutte pour la promotion en Challenge League.

Après le tollé provoqué par la décision de Vartan Sirmakes, président du Stade Nyonnais, d’aider Stade Lausanne, concurrent à la promotion en Challenge League, place au terrain et aux choses sérieuses. A quelques heures de la réception de Köniz, neuvième à huit longueurs des «jaune et noir», John Dragani, le coach du Stade, fait le point.

John Dragani, l’aide apportée par le président à un concurrent direct modifie-t-elle la donne?
Pour nous, rien n’a changé. On a tous un contrat à honorer jusqu’au dernier match de championnat et on est des hommes avec un H majuscule. On va tout donner et respecter l’éthique sportive de A à Z. J’espère que le public viendra en nombre et qu’il nous soutiendra. Les joueurs le méritent car ils travaillent sérieusement.

Quel bilan tirez-vous de la préparation?
Je suis content. Grâce à une météo clémente, on s’est entraîné dans d’excellentes conditions bien que je regrette de ne pas avoir pu passer plus rapidement sur le gazon. Au moment de commencer le championnat, nous n’aurons, ainsi, réalisé que deux entraînements et aucun match sur du gazon. Les matches de préparation (ndlr: trois victoires pour trois défaites) ont permis de tester deux systèmes, mettre en place nos principes produire du jeu.

Passablement modifié durant la trêve, l’effectif vous satisfait-il?
J’aurais souhaité travailler avec le même groupe qu’au premier tour mais certains joueurs ont émis le désir de s’en aller et on ne pouvait pas les retenir contre leur gré. Les six départs (ndlr: Barroca, Fargues, Mobulu, Dessarzin, Bryand et Ndiaye) ont été compensés par cinq arrivées (ndlr: Thürkauf, Chappuis, Escorza, Grossrieder et Nsiala). Je suis extrêmement satisfait de la qualité et des compétences des nouveaux arrivés et je veux relever leur excellent état d’esprit.

On va disputer treize finales sans s’occuper de ce que font les autres équipes.


JOHN DRAGANI ENTRAÎNEUR DU STADE NYONNAIS


L’équipe est-elle prête au moment d’aborder ce deuxième tour?
Je l’espère. On a fait sept semaines de préparation pendant lesquelles on a bossé sérieusement et réalisé de bons matches. Il n’y a ni blessé ni suspendu. Tout le groupe – dix-neuf joueurs de champ et deux gardiens – est à disposition et maintenant, chacun a envie que cela commence.

La promotion en Challenge League est-elle toujours d’actualité?
Pourquoi ne le serait-elle pas? On n’est pas fous et on sait que le retard est conséquent (ndlr: deuxième à égalité avec Yverdon, le Stade accuse onze points de retard sur le Stade Lausanne). On n’a pas de questions à se poser. On va disputer treize finales sans s’occuper de ce que font les autres équipes. On doit se concentrer sur nous-mêmes et se montrer performants.

Comment jugez-vous le calendrier de ce début de second tour?
Après la réception de Köniz, on va affronter trois équipes de M21 avec toutes les interrogations que cela engendre au niveau de leurs effectifs. Ensuite, on affrontera Münsingen mais, quels que soient les adversaires, nous n’avons pas le choix. On doit prendre des victoires et il est surtout primordial de bien débuter, samedi, face à Köniz. A l’issue de ces cinq matches, à fin mars, on aura un instantané de la situation et on sera presque fixé sur ce à quoi ressemblera la fin du championnat.