Président du Stade Nyonnais, Vartan Sirmakes a décidé de venir en aide au club de Stade-Lausanne-Ouchy, pourtant un des plus sûrs concurrents des «jaune et noir» pour la montée. L’homme fort de Colovray fait le point.

par Romain Bory – La Côte

Président du Stade Nyonnais, Vartan Sirmakes a décidé de venir en aide au club de Stade-Lausanne-Ouchy, pourtant un des plus sûrs concurrents des «jaune et noir» pour la montée. L’homme fort de Colovray fait le point.

Coup de tonnerre en Promotion League! Comme l’a révélé «24 Heures» jeudi, le sauveur tant attendu du Stade-Lausanne-Ouchy n’est autre que l’actuel président du Stade Nyonnais, Vartan Sirmakes.

«Ils ont fait une première partie de saison vraiment extraordinaire, ça me ferait mal au cœur que ce club disparaisse. Je ne pouvais pas rester les bras croisés, alors j’ai décidé de l’aider financièrement mais aussi en amenant des idées: on va créer un crowdfunding, essayer d’impliquer les parents des 600 juniors du club», explique l’entrepreneur de 63 ans.

STADE LAUSANNE, UN CONCURRENT DIRECT

La démarche du président nyonnais envers le Stade-Lausanne-Ouchy est louable, mais elle n’en demeure pas moins surprenante. Le club lausannois, dont le comité a remercié son président Resul Sahingöz lundi soir, représente tout de même l’adversaire principal des «jaune et noir» pour la promotion en Challenge League, objectif avoué du club nyonnais.

Ce n’est pas la première fois que ça arrive dans le monde du foot. Christian Constantin avait bien aidé le FC Thoune.

VARTAN SIRMAKES PRÉSIDENT DU STADE NYONNAIS

«Ce n’est pas la première fois que ça arrive dans le monde du foot. Christian Constantin avait bien aidé le FC Thoune quand ils avaient des difficultés économiques», glisse Vartan Sirmakes. En 2016, le président sédunois avait alors expliqué son geste par la sympathie et l’admiration qu’il portait au travail des Bernois.

Le président nyonnais avance les mêmes arguments: «J’ai rencontré un coach, des joueurs et un comité enthousiastes là-bas. Mais je ne viens pas comme un mécène qui veut faire un don, le comité sait qu’il devra travailler trois fois plus.» Et toujours selon Vartan Sirmakes: «Même si la masse salariale du club lausannois n’est pas énorme, les joueurs et le staff du SLO vont devoir faire un geste en se privant de 20% ou 30% de leur salaire.»

«RIEN N’EST ENCORE JOUÉ»

Malgré sa belle action pour le club lausannois, Vartan Sirmakes n’en oublie pas pour autant l’entité nyonnaise. «Ce n’est pas une action sur le long terme. Si demain, l’ancien président de SLO, Charles Berney, décide de revenir, je les laisserai», lâche le président nyonnais. «Il faut que les gens comprennent que, pour la région de l’arc lémanique, il faut qu’il y ait un club qui puisse atteindre la Challenge League une fois que Servette et Lausanne seront montés», explique le président du Stade depuis 2015.

Ainsi, les deux clubs vont demander la licence pour la ligue supérieure. «De toute manière, rien n’est encore joué pour la première place, conclut le président. Stade Lausanne compte 11 points d’avance mais on a vu avec Nyon qu’on pouvait rapidement perdre beaucoup de points en peu de matches. Ça peut leur arriver aussi.»